La suite de cette affaire ici
23/10/2007
C'est avec un retard impardonnable que voici la suite de la mosquée d'Alfortville. Catherine de Rasilly s'est rendue à l'inauguration en septembre 2007. On apprend dans
l'article du site que l'affaire date de 1999, c'est à
cette époque que le maire avait promis la mosquée à Bachir Dahmani, Président de l'Association Musulmane d'Alfortville. On peut mieux saisir l'empressement du maire à braver les 3 recours en
justice concernant la construction de l'édifice religieux. Pour les partisans du projet il s'agit d'un lieu culturel et non cultuel. Pourtant si l'on en croit C.de Rasilly "C'est seulement le 21
octobre 2005 que le projet est évoqué en Conseil Municipal, Monsieur le Maire indiquant bien qu'il s'agit d'une mosquée".
Concernant le finacement du projet ce fut la discrétion "Le financement sur le budget de la ville était voté le 03 octobre 2006 en Conseil Municipal, mais Monsieur le Maire avait déclaré qu'il ne
souhaitait pas "en faire de publicité". Langue de bois pour indiquer qu'il voulait que ce projet soit caché aux Alfortvillais. Toujours, cette même politique du secret ! ".
Concernant les frais de fonctionnement on apprend dans l'article que "Alfortville présente la particularité de n'avoir aucun lieu de culte à la charge de la Commune. C'est la raison pour laquelle
les fidèles des communautés catholique apostolique, orthodoxe et évangélique arménienne, israélite... si bien intégrées depuis des générations dans la vie de notre commune, ont depuis toujours
assumé tant les constructions que l'entretien de leurs édifices. Ce lieu de culte musulman, 42 rue de Nice, est désormais entretenu, chauffé, éclairé, alimenté en eau, nettoyé, etc... au
même titre que tous les bâtiments municipaux aux frais du contribuable alfortvillais.".
Catherine de Rasilly nous cite Monsieur Bachir Dahmani (Président de l'ACA et de l'AMA) qui a affirmé, dans son allocution inaugurale: "En 2001,
nous n'étions pas plus riches qu'aujourd'hui. Ca, notre député l'a bien compris et nous assure son entière disposition ainsi que tout son savoir et son expérience pour le montage financier sans
que les deniers des contribuables alfortvillais soient engagés".
Promesse, discrétion, passer outre la justice et financer comme un établissement municipal un lieu de culte. De A à Z toutes les règles républicaines ont été bafouées.
29/07/2007
Une nouvelle du 25 juillet suivis par Confluences Alfortville qui nous apprend que l'intérieur de la mosquée est terminée. L'extérieur est en voie de finission et la discrète inauguration est attendue sous peu, le batiment semble non-conforme au permis de construire selon l'article.
19/04/2007
Le maire d'Alfortville est d'un silence total devant les demandes du tribunal et Catherine de Rasilly continu de se battre. Le Tribunal Administratif avait demandé à Monsieur le Maire de déposer des conclusions en réponse pour le 24 décembre 2006 au plus tard. A la date d'aujourd'hui, Monsieur le Maire n'a rien fait!
Les travaux avancent vite comme si on voulait mettre la justice devant le fait accomplis. Franchement on peut se poser la question , qu'es ce qui motive cet empressement? la trouille?
11/01/2007
Selon l'association confluence les
travaux de la mosquée ont commencé le 10/01/2007 avant même que le tribunal administratif de Melun ne rende ses décisions sur le permis de construire et sur la légalité ou non du
financement.
29/12/2006
Une fois de plus la rumeur d'une pirouette à la loi de 1905 se fait jour.
<<Tout commence lorsque la Mairie d'Alfortville (94) annonce la construction d'un lieu d'accueil pour une association culturelle algérienne de la ville. Son coût doit être pris en charge par la municipalité socialiste, 702 342 euros. Or, après étude du plan de l'édifice, l'espace culturel annoncé ressemble étrangement à un espace cultuel : vaste salle de prière, local pour les ablutions, placards pour ranger les chaussures, etc. Pour Catherine de Rasilly, conseillère municipale d'opposition (sans étiquette), il n'y a pas de doute possible : la Mairie entend bien financer en toute illégalité la construction d'une mosquée. «Il y a pour moi une violation flagrante de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat, explique-t-elle. Il n'appartient absolument pas à la Ville de s'engager sur une telle voie. D'autant plus que, dans le même temps, la reconstruction de l'église Saint-Pierre-Apôtre d'Alforville est entièrement financée par la communauté catholique, à travers le denier du culte et les souscriptions des fidèles. Loin de moi l'idée d'opposer les deux religions. Mosquée ou église, peu importe, j'entends simplement faire appliquer pour tous la loi républicaine et laïque.» Pour l'heure, deux plaintes sont en cours d'instruction pour un jugement sur le fond, l'une visant à l'annulation du permis de construire de la mosquée, l'autre à prononcer l'illégalité du financement d'un lieu de culte par la Mairie.>>
C'est un extrait du Figaro qui précise par ailleurs
<<Actuellement, faute de fonds publics, le budget de construction des mosquées en France provient des communautés elles-mêmes, des pays musulmans et des ONG islamiques. Par exemple, la mosquée de Lyon a été financée très largement par l'Arabie saoudite, et celle d'Evry par la Ligue islamique mondiale. Des apports de fonds gênants pour les élus, qui craignent de plus en plus une orientation de leurs lieux de culte vers un islam radical.>>
A Alfortville on aurait plus besoin de crêches (par exemple) que de mosquée!
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