« Rends-moi ma liberté, détache mes mains/Je t'ai tout donné et n'ai rien gardé pour moi/Mes poings saignent encore à cause des
liens que tu m'as fait porter/Pourquoi les garderais-je alors que tu m'as tout enlevé ?/Pourquoi resterais-je captive alors que le monde m'appartient ? » Ces vers enregistrés en
1966, écrits par Ibrahim Naji et mis en musique par Riad al-Sunbati, sont extraits d'el-Atlal (Les Ruines), la chanson la plus célèbre d'Oum Kalsoum. C'est un long cri d'amour mais aussi un appel à
l'émancipation de la femme. Sans être féministe au sens où on l'entend actuellement, l'artiste a toujours été attachée à la dignité de la femme. Au point de lancer lors de son dernier récital à
l'étranger, en Libye : « Dévoilez-vous, mes sœurs ! Nous sommes la force productrice de nos sociétés, nous pouvons garder la tête haute et nue ! » Et, dans la salle en
délire, le public féminin de suivre immédiatement son conseil.suite
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