-Un renforcement de la francisation avant l’arrivée des immigrants.
-Une déclaration signée par laquelle les candidats à l’immigration s’engageront à adhérer aux valeurs communes de notre société.
-Un mécanisme qui aidera les décideurs à traiter les questions d’accommodement dans le respect de la laïcité de nos institutions.
--De plus, je demande aux parlementaires de collaborer à l’adoption du projet de loi 63 qui vise à amender la Charte des droits et
libertés pour affirmer l’égalité des femmes et des hommes.
L'Action Démocratique du Québec (ADQ) : «C’est un reflet de notre histoire, a plaidé Mario Dumont.
Si on devait retirer le crucifix, peut-être devrions-nous nous interroger sur notre drapeau parce qu’au cœur du drapeau, il y a une croix. Vous en connaissez l’origine.».Lien vers le site.
Le Parti Québécois (PQ). Pauline Marois s’est désolée et du rapport et de la réponse qui lui a réservé le gouvernement. Selon Mme Marois, «la commission Bouchard-Taylor passe à côté de
l’essentiel. Elle ne va que dans un sens. Or, il existe un malaise identitaire au Québec».parti québécois. Hier, en Chambre, elle a fait valoir que la «véritable solution à cette inquiétude (...)
se nomme la souveraineté du Québec», l’option fondamentale du Parti québécois.
Québec solidaire apporte son soutien, le 26 mai 2008, à la Commission concernant le port du voile islamique pour voulant qu'il faudrait permettre aux enseignants et fonctionnaires de porter
des signes religieux ostentatoires, comme le voile islamique, même si ce dernier symbolise la soumission des femmes aux hommes. Son porte-parole , Amir Khadir, a dénoncé le "délire" affiché par
certains éditorialistes et commentateurs politiques au cours des derniers jours à ce sujet.
-Syndicat
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), a carrément remis en question l'utilité d'un tel exercice. «Qu'est-ce que le rapport
apporte de plus qui n'avait pas été constaté depuis les deux dernières années par les commissions parlementaires sur les niveaux d'immigration ou les consultations gouvernementales sur le
racisme, l'égalité entre les femmes et les hommes, et la diversité ethnoculturelle?, a ainsi demandé son président, Réjean Parent. Fallait-il réellement se payer une thérapie collective de cinq
millions de dollars pour en arriver à ce résultat?».
La CSN : «Le gouvernement a annoncé aujourd'hui [NDLR: hier] un plan d'action comportant des mesures minimales, a souligné Lise Poulin, sa secrétaire générale. Nous considérons qu'il
doit aussi procéder à des gestes plus signifiants, comme l'adoption de textes fondateurs sur l'interculturalisme incluant les valeurs publiques communes et la laïcité. La constitution de ces
textes permettra de poursuivre un débat qui, à notre avis, n'est pas terminé.».
La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) applaudit le "gros bon sens" du rapport qui réitère trois réalités québécoises: le Québec est une société laïque, francophone et qui prône l'égalité
entre les hommes et les femmes. Le port des signes religieux proposé par la Commission n'est toutefois pas assez restrictive selon la FTQ.
-Associations
Pour Mohamed Kamel, du Forum musulman : "c'est le point de départ, pas l'arrivée. C'est très important de le réaliser", "Il n'y a pas de façon de lutter contre l'islamophobie, ou la
xénophobie ou toute la haine sans moyens. Et les moyens commencent par les ressources et l'appui du gouvernement".
Najat Boughaba, représentante du Congrès islamique
canadien au Québec estime que le rapport ets très positif. Elle ajoute que les commissaires vont dans le bon sens, par exemple en concluant «qu'on ne peut pas imposer aux autres
d'être laïc».
Salam Elmenyawi, président du Conseil musulman de
Montréal, considère aussi que le rapport est très «constructif». Il ajoute concernant le rapport des Commissaires : «Leur diagnostic est juste.».
Pour le Congrès juif canadien Victor Goldbloom, se réjouit de constater que le rapport conclut, comme son organisme, qu'il n'y a pas de crise au Québec. M. Goldbloom n'est cependant pas d'accord
avec la recommandation qui propose d'interdire le port de signes religieux aux agents de l'Etat représentant l'autorité, comme les procureurs de la Couronne, les policiers et les gardiens de
prison.
POUR LIRE LE RAPPORT
Les démocraties libérales, dont fait partie le Québec, adhèrent toutes au principe de la laïcité. Celle-ci peut toutefois s’incarner dans des régimes différents. Tout régime de laïcité institue une forme d’équilibre entre les quatre principes suivants : 1. l’égalité morale des personnes ; 2. la liberté de conscience et de religion ; 3. la séparation de l’Église et de l’État ; et 4. la neutralité de l’État à l’égard des religions et des convictions profondes séculières. Certains régimes posent des limites assez strictes à la liberté d’expression religieuse. La France, par exemple, a adopté récemment une loi restrictive quant au port de signes religieux à l’école publique. Nous croyons que ce type de laïcité restrictive n’est pas approprié pour le Québec, et ce, pour trois raisons :
a) il n’essaie pas vraiment d’arrimer les structures institutionnelles aux finalités de la laïcité ; b) l’attribution à l’école d’une mission émancipatrice dirigée contre la religion n’est pas compatible avec le principe de la neutralité de l’État entre religion et non-religion ; c) le processus d’intégration d’une société diversifiée s’effectue à la faveur d’échanges entre les citoyens, qui apprennent ainsi à se connaître (c’est la philosophie de l’interculturalisme québécois), et non par la mise en veilleuse des identités. Le régime de la laïcité ouverte, que nous préconisons, vise à mettre en valeur les finalités profondes de la laïcité (principes nos 1 et 2) en définissant les structures institutionnelles (principes nos 3 et 4) en fonction de ce but. C’est la voie que le Québec a empruntée historiquement, comme en témoigne le rapport Proulx qui promeut également un régime de laïcité ouverte. À la lumière des normes collectives que nous dégageons dans notre rapport, nous proposons quelques orientations générales visant à guider les intervenants et les citoyens concernés par les pratiques d’harmonisation. Il importe cependant de rappeler que toute demande d’ajustement doit être évaluée au cas par cas et que des règles générales peuvent avoir des exceptions.
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