«Noirs nous sommes, Arabes nous sommes! Allah Akbar! Ni potes, ni soumis!» Tels étaient les slogans du défilé organisé
jeudi 8 mai 2008 à Paris par le groupe des «Indigènes de la République» (MIR) rapporté par cet article.
Un point important a été signalé au cours de cette manifestation qui a rassemblé des centaines de personnes.Il est question de créer un mouvement politique autonome.
C'est la quatrième année consécutive que les Indigènes de la République, regroupés dans le Collectif 8 mai avec d'autres associations comme le mouvement pour une nouvelle humanité (MNH) ou le
cercle des étudiants africains de Lyon, défilent pour commémorer les «massacres de Sétif en 1945», selon les organisateurs.
Caroline Fourest rapporte que lors de la manifestation du 8 mai des pancartes célébrant Gandhi ou Aimé Césaire... Mais aussi le Sheikh Yassine (Hamas) et Hassan Nasrallah
(Hezbollah) étaient brandies avant de faire applaudir « les martyrs palestiniens » : « Abou Jihad ; Abou Nidal ; sheikh Yassine et Abdelazziz al
Rantissi ».
Le journal Marianne a fait un article sur le MIR :
A part le Ku Klux Klan, qui ose encore parler de « suprématie blanche et chrétienne » ? Les Indigènes de la République (MIR). C'est à l'appel de ce
mouvement qu'a eu lieu, hier à Paris, la manifestation prétendument destinée à commémorer les massacres de Sétif le 8 mai 1945. Prétendument, car lorsqu'on lit le texte des Indigènes, on constate
que Sétif y occupe une place très modeste. De fait, le MIR appelle avant tout à la création d'un parti politique, une formation « autonome, antiracialiste et
décoloniale » pour « tous ceux qui sont aujourd'hui traités comme des indigènes ». Et de désigner l'ennemi : l'Etat français, qui « entretient la continuité coloniale à la française : le racisme républicain ». Le ministère de Brice Hortefeux est ainsi accusé de préserver la fameuse « suprématie blanche et chrétienne », l'état met en œuvre une « politique sécuritaire, racialiste », le plan de Fadela Amara est
un « plan anti-banlieues ». Et la France a ouvertement une politique de « préférence raciale » (sans parler du «
soutien sans faille » à l'inévitable « colonialisme sioniste d'Israël »). C'est tout ? Non. Car le complot est
vaste : tout le « système politique, économique et culturel » œuvre, selon les Indigènes, pour le racisme !suite
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