En Inde, la Commission nationale des minorités a mis en place un comité afin d'enquêter sur la validité constitutionnelle de lois anti-conversion hautement politisées, qui constituerait une violation de la liberté de conscience.
«La liberté de religion est un droit fondamental et l'Etat ne peut pas placer d'obstacles à l'exercice de ce droit», a déclaré Mohamed Shafi Qureshi, président de la Commission, après l'annonce de la mise en place du comité.
Ces dernières années, six Etats de l'Inde ont adopté des lois anti-conversion interdisant toute conversion par le biais «d'une contrainte, d'une imposture ou d'avantages financiers». La majorité hindoue accuse les chrétiens de prosélytisme.
Le Madhya Pradesh et le Chhattisgarh, Etats dirigés par le Parti Bharatiya Janata (BJP), qui, selon ses opposants, suit un programme nationaliste hindou, obligent les gens à obtenir une permission du gouvernement pour changer de religion, sauf vers l'hindouisme.
«Une permission préalable pour changer de religion est un mépris du droit fondamental à la liberté de religion et de conscience», a déclaré Mohamed Qureshi.
Il a affirmé que le comité enquêterait également pour savoir si ces lois sont bien nécessaires, étant donné
qu'il existe déjà dans la Constitution suffisamment de dispositions permettant de traiter les conversions suspectes. suite
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