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Jeudi 15 mai 2008

Le 14 mai, une discrète table ronde aura lieu à la salle Médicis, au Sénat, à l’initiative de Jean Arthuis, le président centriste de la Commission des finances. Sujet du jour ? La finance islamique. Ou plus précisément, comment adapter les lois et la fiscalité française à l’exercice de la profession de banquier selon les règles de l’islam.

Depuis plusieurs mois, de grandes banques françaises, notamment BNP Paribas, se livrent à un lobbying appuyé en direction des pouvoirs publics. Enjeu : la possibilité de pratiquer en France la finance selon les règles de l’islam, une activité en plein essor estimée à 700 milliards de dollars dans le monde en 2007. Jusqu’à présent, la France a hésité à aborder de front ce sujet tabou, contrairement au Royaume-Uni, très accommodant, où des établissements comme l’Islamic bank of Britain ont pignon sur rue.

Car pour faire de la finance selon Allah, il faut s’accrocher ! L’islam interdit purement et simplement l’intérêt, assimilé à de l’usure, de même que la spéculation et le hasard. « Dieu a rendu licite le commerce et illicite le taux usuraire », dit la sourate 275 du Coran. Les banquiers de l’islam n’ont pas le droit non plus d’investir dans des activités jugées impures, comme le jeu, l’alcool, le sexe… ou le porc.suite

En ouverture le 14 mai 2008,  « la finance islamique connaît aujourd'hui un développement important, et cette croissance suscite un vif intérêt, y compris en Europe » a estimé Jean Arthuis, en préambule à la discussion. Si l'on en croit le site Saphirnews, les musulmans en France intéressent les financiers et des demandes d'agrément pour implanter en France des banques de détail.
Zoubeir Ben Terdeyet, directeur d'Isla Invest (société de conseil en finance islamique) a confirmé selon lui une « demande énorme de la part de la population musulmane française. Les musulmans sont des consommateurs à part entière, avec un fort pouvoir d'achat. Parmi eux, beaucoup d'entrepreneurs qu'il faut encourager. La croissance est bridée à cause du manque de financement. Et si un musulman a le choix, il ira vers le financement islamique. Il serait dommage de perdre tout cette expertise vers les pays du Golf ».
Anouar Hassoune, vice président de Moody's a constaté que les musulmans en France n'avait pas accès aux produits islamiques.
Selon .bakchich la salle était pleine et on notait la présence de politiciens français tel que Charles Pasqua, Jean-Claude Gaudin et Fabienne Keller.

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par laiciste publié dans : ACTU RELIGION
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