L’assemblée des évêques d’Espagne a appelé ses fidèles à
voter contre le PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui gouverne le pays depuis mars 2004. Les reproches ne sont pas nouveaux et sont nombreux comme le mariage homosexuel et la
possibilité d’adoption ouverte aux couples de même sexe, la réforme de l’enseignement de la religion dans les écoles publiques et l’introduction d’une nouvelle matière intitulée
«éducation à la citoyenneté».
L'Eglise catholique perd de son influence et les données sociologiques le montrent : les mariages civils ont doublé en dix ans et ils représentent dorénavant 44 % des unions. Les enfants nés hors
mariage sont de plus en plus nombreux, et les nouveau-nés recevant le sacrement du baptême sont passés de 65 % en 2001 à 57 % en 2005. Idem pour les communions et les confirmations, dont
le nombre ne cesse de baisser.
En 2000, plus de la moitié des 22 500 paroisses d’Espagne ne possédaient plus de curé.
Avec toutes ces données on comprend pourquoi l'Eglise à du mal a accepter que le gouvernement adopte des mesures séculières. A celà s'ajoute un passé peu glorieux durant le fascisme de Franco où le
national-catholicisme régnait en maitre.
Le pire pour cette Eglise c'est que la polémique qu'elle entretient contre Zapatéro semble la désservir. Ce qui pourrait être un avantage pour l'avenir car le PSOE envisage de réduire les
financements de l'Eglise en cas de réelection.
Derniers Commentaires