Entre l'Eglise catholique et le gouvernement de Zapatero la tension s'exprime depuis la manifestation chrétienne. «Le fondamentalisme laïc des socialistes porte atteinte aux droits de l'homme et de la famille et nous conduit tout droit vers la
dissolution de la démocratie», dénoncent les prélats. «Cette Eglise rappelle les pages les plus sombres du national-catholicisme», a répondu le porte-parole socialiste, José Blanco, en référence à
l'idéologie de la dictature franquiste.
Le gouvernement espagnol ne comprend pas cette subite attaque de l'Eglise catholique sur la légalisation du mariage homosexuel, droit accordé aux transsexuels de modifier leur état
civil, adoption du «divorce express» (il peut se faire désormais en quelques semaines, contre un an minimum auparavant), investigations scientifiques à partir de cellules souches...
En même temps le gouvernement de Zapatero car la réforme de la loi sur l'avortement et le débat sur l'euthanasie ont été reportés aux calendes grecques; le concordat signé avec le Vatican en 1979,
qui accorde de considérables privilèges à l'Eglise espagnole (en particulier les exemptions fiscales), n'a pas été remis en cause; en outre, le financement de l'Eglise, connu ici comme «l'impôt
religieux», est passé de 0,5 à 0,7% du budget de l'Etat.
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