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Dimanche 23 septembre 2007
L'heure est au resserrement en ce qui concerne les écoles religieuses au Québec, le journal Le Devoir fait le point sur la situation. Ecoles juives et chrétiennes sont depuis longtemps au Québec avec depuis peu les écoles musulmanes. Marie-Ève Garand, directrice générale du Centre d'information sur les nouvelles religions (CINR) parle de l'apparition des écoles les plus récentes :  «L'apparition d'écoles musulmanes est un phénomène tout à fait nouveau, dû au fait que la communauté en a maintenant les moyens et que l'immigration récente a permis l'arrivée de candidats bien formés. Toutefois, même si ces écoles enseignent autre chose que la religion, il faut demeurer prudent parce que, généralement, il y a un tri qui se fait en ce qui a trait à la matière à l'étude, pour ne pas heurter les convictions religieuses. C'est d'ailleurs le but de créer ces écoles».

Les écoles juives parviennent à faire de la religion un point central :  «Certaines écoles juives ont un permis du ministère de l'Éducation même si, au secondaire, elles n'enseignent pratiquement que les livres religieux aux adolescents. Si, en tant que société multiculturelle, il est souhaitable de ne pas imposer un modèle unique d'enseignement, il est toutefois de notre devoir de se demander jusqu'où on doit aller», indique Mme Garand.
Pour la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne le temps est venu pour que les écoles juives se mettent en conformité. Car il y a un problème dans la religion juive, tout garçon doit, dès l'âge de 13 ans et jusqu'à ce qu'il devienne chef de famille, passer la majorité de sa journée à étudier la Torah. L'enseignement d'autres matières n'est pas exclu, mais le partage du temps est problématique. «Les directeurs d'école comprennent toutefois que, au Québec, la loi oblige les enfants à fréquenter l'école jusqu'à 16 ans, et ils devront la respecter. Ce ne sera pas facile, mais le processus de consultation et de transition a été établi. Toutefois, les écoles juives existent au Québec depuis très longtemps et il faut en tenir compte. Il y aura une période de transition, d'environ un an ou deux, au maximum trois ans, mais si jamais des écoles rejetaient tout simplement nos exigences, elles seraient informées que nous entreprendrions les procédures judiciaires appropriées», affirme la ministre Courchesne.

Mme Garand parle d'autres groupes religieux comme par exemple l'Académie des petits phénix de Longueuil. «Cette école, dirigée par l'Église de la scientologie, a un permis du ministère de l'Éducation. Pourtant, on ne sait pas vraiment ce qui y est enseigné. On entend seulement des ouï-dire. Le ministère devrait faire enquête. On ne devrait pas donner de permis sans savoir ce qui est enseigné dans un établissement et avec quelles techniques».
Parlant des permis la ministre Courchesne montre que c'est aussi un moyen de contrôle : «Les règles sont claires. Plusieurs demandes de permis sont refusées, d'autres sont accordées, mais des suivis sont faits. Certaines écoles se voient accorder leur permis sous conditions, alors nous les suivons de plus près. De plus, les permis peuvent toujours être révoqués si les critères ne sont pas respectés. D'ailleurs, en ce moment, il y a un gros resserrement qui se fait».

Concernant
La Mission de l'Esprit-Saint une école qui a été fermé en juin dernier les élèvs sont "rentré dans le rang" «On sait que certains enfants du groupe fréquentent maintenant l'école régulière, mais maintenant c'est à la commission scolaire de faire son travail. Elle doit s'assurer, par des évaluations, que tous les enfants de son territoire reçoivent une éducation adéquate».
Une autre école fait débat,  l'école évangélique pentecôtiste illégale de l'Église Nouvelle Alliance, est toujours opérationnelle : «Nous n'avons vu aucune action du ministère dans ce dossier», déplore Mme Garand.
Le ministère de l'Éducation a récemment exigé la fermeture de la petite école mennonite de Roxton Falls, en Estrie, qui enseignait le créationnisme. Refusant de se conformer aux exigences du gouvernement, l'établissement se retrouvait dans l'illégalité. Toutefois, devant la menace de poursuites judiciaires si la communauté rouvrait l'école cette année, les membres ont affirmé qu'ils déménageaient en Ontario, où le gouvernement est moins strict.

par laiciste publié dans : ACTU RELIGION
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