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Vendredi 7 mars 2008
Sur Cyberpresse. Nour une druze veut divorcer de son mari mais ce dernier le refuse. Elle raconte : «Quand j'ai quitté mon mari, le tribunal religieux m'a envoyé une lettre me sommant "de rentrer à la maison de l'obéissance", qui veut dire en arabe le giron conjugal»,«Je ne suis pas rentrée. Comment retourner chez un mari qui me battait, qui m'empêchait de voyager et surtout qui menaçait de m'arracher à mes enfants au moindre faux pas?».
 Elle montre aussi la complicité des religieux avec les maris violents : «Lorsque j'ai dit au cheikh que mon mari me frappait, il s'est contenté de dire +ce n'est pas grave, il revient à l'homme d'éduquer sa femme de temps à autre+».
Voici ce qu'un système communuataire est pour Nour : «j'ai voulu quitter le pays avec mes enfants, mais il a usé de son droit prévu par la loi communautaire (pour empêcher les femmes de voyager à l'extérieur du pays) et je suis restée bloquée ici».
Elle souligne aussi sa vie au quotidien : «Si je vais dans un restaurant ou un café et que je m'asseois près d'une table où se trouvent des hommes, j'ai peur qu'ils ne me prennent en photo et l'envoient au tribunal. Il faut que j'aie un comportement irréprochable».
Son mari a déjà essayé de faire paser Nour pour une femme "perverse" : «Il a envoyé au tribunal religieux une photo de moi en maillot de bain et leur a dit "regardez-la, est-ce qu'une telle femme dépravée peut s'occuper de mes enfants?"».
Le risque pour Nour c'est de perdre ses enfants en cas de fuite du domicile conjugale mais aussi en cas de comportement douteux : «S'il convainc le cheikh que je suis une femme "perverse", la loi lui accorde automatiquement le droit de garde des enfants».

Liban-Charia-Divorce
par laiciste publié dans : ACTU RELIGION
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