Jeudi 8 novembre 2007
Sous la direction de Jean Arthuis le Sénat français a fait un rapport sur la finance islamique et souligne son dynamisme en citant l'Angleterre, le seul pays occidental pù la finance
islamique est implantée. Du du 25 mars au 1er avril 2007 par la délégation de la commission s'est rendue dans trois Etats du Golfe persique: Emirats arabes unis (EAU), Bahreïn et
Arabie Saoudite.
Présentation de cette finance conforme à la Charia :
<<L'ensemble des règles de conduite régissant la vie privée et publique des musulmans est codifié par la charia, ou loi islamique. Afin de rendre compatible la finance avec l'éthique musulmane, la "finance islamique" a vu le jour dans les années 1970. Celle-ci se définit donc comme un ensemble de produits financiers conformes à la charia.
Ainsi, ne peuvent pas être investis dans des opérations associées à l'alcool, au tabac, à la pornographie et aux paris.
Tous les produits financiers islamiques doivent être approuvés par des ulemas, spécialistes de la charia, habilités à se prononcer sur la conformité d'un produit financier avec la loi islamique. Ainsi cette dernière réprouve la riba (l'usure) à savoir le fait de "rémunérer l'argent" lui-même (versets 275 et 276 de la 2ème sourate du Coran [2]). Le mécanisme juridique consiste donc à trouver un "bien réel intermédiaire", actif non monétaire, qui constitue le véhicule porteur des produits financiers islamiques. Pour l'achat d'un bien immobilier, c'est la banque qui achète le bien et le loue à son client (ijara ou crédit bail) et/ou le lui revend en différé (murabaha).
Cette technique est éprouvée et n'engendre qu'un faible coût supplémentaire d'intermédiation, qui ne semble pas constituer un frein, surtout au regard de l'importance du marché ouvert aux établissements financiers devenus charia compliants, marché sur lequel les banques anglo-saxonnes sont particulièrement présentes et qu'il convient donc de ne pas délaisser.>>
Le rapport se termine par cette conclusion :
<<La région entretient avec la France une relation politique exceptionnelle doublée de liens culturels forts comme en attestent les récents partenariats avec la Sorbonne et Le Louvre. Dans un contexte de forte demande solvable de ces pays, les relations commerciales doivent prendre de l’ampleur. D’autant que les intérêts de la France sont désormais menacés par la concurrence agressive des nouveaux partenaires que sont l’Inde et surtout la Chine. La part de marché de cette dernière dans la région est aujourd’hui deux fois plus importante que celle de la France. Il est donc indispensable de maintenir la présence française dans la région afin qu’elle devienne un partenaire privilégié des Etats du Golfe.
Ces éléments soulignent l’exigence de vision stratégique et de priorité à l’accroissement de la compétitivité française. L’ambition du présent rapport est d’y oeuvrer en contribuant à une nécessaire et salutaire prise de conscience de conscience.>>.
Sources : Religioscope/Sénat
Des pays européens s'inquiétent des fonds financiers qui pourraient être des leviers agissant contre la souveraineté. Le danger est réel surtout si l'on met la finance islamique où les oulémas ont un rôle important avec le fait que l'OCI veut faire pression sur des journaux pour empêcher la critique de l'Islam.
S'ajoute le fait que les banques islamiques font partie d'un ensemble communautaire, des projets d'hôpitaux islamiques sont à l'oeuvre en Allemagne et en Hollande, des écoles, des conseils musulmans et un conseil européen de la fatwa. Nous avons certainement là la construction d'une société parrallèle.
Finance islamique
Lobbie islamique
Présentation de cette finance conforme à la Charia :
<<L'ensemble des règles de conduite régissant la vie privée et publique des musulmans est codifié par la charia, ou loi islamique. Afin de rendre compatible la finance avec l'éthique musulmane, la "finance islamique" a vu le jour dans les années 1970. Celle-ci se définit donc comme un ensemble de produits financiers conformes à la charia.
Ainsi, ne peuvent pas être investis dans des opérations associées à l'alcool, au tabac, à la pornographie et aux paris.
Tous les produits financiers islamiques doivent être approuvés par des ulemas, spécialistes de la charia, habilités à se prononcer sur la conformité d'un produit financier avec la loi islamique. Ainsi cette dernière réprouve la riba (l'usure) à savoir le fait de "rémunérer l'argent" lui-même (versets 275 et 276 de la 2ème sourate du Coran [2]). Le mécanisme juridique consiste donc à trouver un "bien réel intermédiaire", actif non monétaire, qui constitue le véhicule porteur des produits financiers islamiques. Pour l'achat d'un bien immobilier, c'est la banque qui achète le bien et le loue à son client (ijara ou crédit bail) et/ou le lui revend en différé (murabaha).
Cette technique est éprouvée et n'engendre qu'un faible coût supplémentaire d'intermédiation, qui ne semble pas constituer un frein, surtout au regard de l'importance du marché ouvert aux établissements financiers devenus charia compliants, marché sur lequel les banques anglo-saxonnes sont particulièrement présentes et qu'il convient donc de ne pas délaisser.>>
Le rapport se termine par cette conclusion :
<<La région entretient avec la France une relation politique exceptionnelle doublée de liens culturels forts comme en attestent les récents partenariats avec la Sorbonne et Le Louvre. Dans un contexte de forte demande solvable de ces pays, les relations commerciales doivent prendre de l’ampleur. D’autant que les intérêts de la France sont désormais menacés par la concurrence agressive des nouveaux partenaires que sont l’Inde et surtout la Chine. La part de marché de cette dernière dans la région est aujourd’hui deux fois plus importante que celle de la France. Il est donc indispensable de maintenir la présence française dans la région afin qu’elle devienne un partenaire privilégié des Etats du Golfe.
Ces éléments soulignent l’exigence de vision stratégique et de priorité à l’accroissement de la compétitivité française. L’ambition du présent rapport est d’y oeuvrer en contribuant à une nécessaire et salutaire prise de conscience de conscience.>>.
Sources : Religioscope/Sénat
Des pays européens s'inquiétent des fonds financiers qui pourraient être des leviers agissant contre la souveraineté. Le danger est réel surtout si l'on met la finance islamique où les oulémas ont un rôle important avec le fait que l'OCI veut faire pression sur des journaux pour empêcher la critique de l'Islam.
S'ajoute le fait que les banques islamiques font partie d'un ensemble communautaire, des projets d'hôpitaux islamiques sont à l'oeuvre en Allemagne et en Hollande, des écoles, des conseils musulmans et un conseil européen de la fatwa. Nous avons certainement là la construction d'une société parrallèle.
Finance islamique
Lobbie islamique
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