Mardi 6 mai 2008
En apparence ce sont des raisons de sécurité qui ont fait fermer la salle de prière musulmane de la plus grande résidence
universitaire de France, à Antony (Hauts-de-Seine). Françoise Bir (directrice du Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires (CROUS)) affirme que le lieu de culte pourra ouvrir à
nouveau après les travaux de mise en sécurité sous certaines conditions.
Une de ces conditions est que les "étudiants respectent le règlement intérieur qui proscrit toute pratique cultuelle ou religieuse en dehors de la sphère privée". Elle affirme par ailleurs : "Il ne doit pas y avoir de lieu de culte dans une résidence universitaire".
Le lieu de culte est fréquenté par des personnes extérieure pour la prière et donne eds cours d'arabe.
Abdelatif Belkadi, membre d'un collectif qui s'est immédiatement créé après la fermeture de la salle déclare : "Nous sommes très surpris et très choqués. On invoque des raisons de sécurité, mais c'est un prétexte pour fermer ce lieu de prière qui existe depuis trente ans. De plus, le règlement intérieur permet la pratique religieuse".
Jean-François Homassel (Citoyens Antony Verts) conseiller municipal à la mairie d'Antony affirme : "Il n'y a eu aucune concertation, tout ce que l'on fait c'est supprimer un lieu qui créé du lien social, avec le risque de faciliter un islam des caves".
Dalil Boubaker ( président du Conseil français du culte musulman) est intervenu dans cette affaire et a déclaré : "Je plaide pour qu'on essaie de considérer davantage comme une aspiration culturelle que religieuse les désirs de ces étudiants, dont certains viennent de l'étranger".
Le vendredi 04 janvier 2008 entre 150 et 200 musulmans ont prié dehors pour protester contre la fermeture de la salle de prière. Abdelatif Belkadi, un chercheur en linguistique, a déclaré, dans un discours qui a fait office de prêche : "Cette salle existait depuis 30 ans, est-ce que quelqu'un s'en était déjà plaint? Jamais!".
Dans un article de Libération on apprend que désormais les fidèles vont prier dans les couloirs et un responsable du collectif y parle "d'intégrisme laïque". Avant les vacances une lettre avait été envoyé annonçant la nécessité des travaux.
Dans un article de l'EXPRESS nous apprend qu'une dizaine de mosquée dans des cités universitaires ont été fermées depuis 2001.Jean-Pierre Guyet, directeur adjoint du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) affirme : « Nous avons cru bien faire (en acceptant la mosquée) et nous n’en sommes pas fiers, mais l’administration a aussi le droit de rectifier ses fautes. ».
« Nicolas Sarkozy a dit qu’on pouvait prier où l’on voulait », ont déclaré des partisans de la mosquée.
La tension est électrique des petites affiches apparaissent pour s'opposer à la fermeture du lieu de culte.
Pour La Libre Pensée cette mosquée n'avait pas lieu d'être. Dans un communiqué du 20 férvrier 2008 l'organisation laïque fait état de troubles :
<<Les occupants sans titre ont vigoureusement protesté. Ils conduisent des actions de nature à troubler la tranquillité des résidents et l’ordre public dans l’enceinte de la RUA. Ils n’hésitent pas à proférer des menaces envers certains agents et militants laïques. Une plainte a dû être déposée auprès du commissaire de police. Ces agissements sont intolérables et prouvent que toute atteinte à la laïcité constitue une menace à la paix civile.>>
CONSEIL D'ETAT
Le collectif d'étudiants musulmans de la résidence universitaire d'Antony (Hauts-de-Seine) a saisi vendredi (25/04/2008) le Conseil d'Etat afin d'obtenir un lieu de prière, en attendant que le Crous ne prenne une décision quant à leur salle, fermée depuis le 2 janvier.
Me Hosni Maati, avocat des étudiants fait les déclarations suivantes :
"Cela fait quatre mois que les étudiants attendent. Ils ont misé sur le dialogue, et sont même prêts à discuter sur le principe de la laïcité".
"Mais ils vivent en ce moment une période difficile, il y a de la part des autorités une volonté d'intimidation. Il y a là atteinte à la dignité".
Le 6 mai, le juge des référés du Conseil d’Etat rejette le recours du président de l’association culturelle musulmane d’Antony « René Guénon » contre la décision du CROUS de Versailles de fermer une salle polyvalente de la résidence universitaire d’Antony utilisée comme lieu de réunion et de prière par les étudiants musulmans.
Le cas de cette salle de prière bénéficie d'un flou ou vide juridique. Le Conseil d'Etat a fait un communiqué dont voici un extrait :
<<Constatant l’absence de disposition législative ou réglementaire encadrant la pratique des cultes dans les résidences universitaires, le juge des référés du Conseil d’Etat a rappelé les principes qui devaient s’appliquer en la matière. D’une manière générale, il appartient aux CROUS d’assurer la gestion des bâtiments dont ils ont la charge de manière à procurer aux étudiants des conditions de vie et de travail adaptées aux besoins de leurs études. Il leur incombe en particulier de concilier les exigences de l’ordre et de la sécurité dans ces bâtiments avec l’exercice par les étudiants des droits et libertés qui leur sont garantis. Les CROUS doivent ainsi trouver un équilibre entre, d’une part, les impératifs d’ordre public, de neutralité du service public et de bonne gestion des locaux et, d’autre part, le droit de chaque étudiant à pratiquer la religion de son choix, de manière individuelle ou collective et dans le respect de la liberté d’autrui.
En l’espèce, le juge des référés a constaté que les conditions dans lesquelles la salle polyvalente de la résidence universitaire d’Antony était utilisée n’étaient pas satisfaisantes : d’une part, elles ne permettaient pas de s’assurer que seuls des étudiants de cette cité universitaire en avaient régulièrement l’usage ; d’autre part, elles ne garantissaient pas davantage à l’administration les moyens de veiller à sa sécurité. En outre, il a relevé que, notamment lors de l’audience publique qui s’est tenue devant lui, le CROUS s’était dit prêt à examiner avec les représentants de l’association culturelle musulmane « René Guénon » les conditions dans lesquelles cette association pourrait disposer à l’avenir de locaux lui permettant de réunir des étudiants de la résidence universitaire d’Antony dans le respect des exigences de sécurité, afin qu’ils exercent les activités que cette association a pour objet d’organiser, au nombre desquelles figure la pratique de prières en commun. Dans ces conditions, la décision de fermeture contestée ne pouvait être regardée comme portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, qu’il y aurait eu urgence à faire cesser. >>.
Sources : AFP/La Libre pensée/Conseil d'Etat
Une de ces conditions est que les "étudiants respectent le règlement intérieur qui proscrit toute pratique cultuelle ou religieuse en dehors de la sphère privée". Elle affirme par ailleurs : "Il ne doit pas y avoir de lieu de culte dans une résidence universitaire".
Le lieu de culte est fréquenté par des personnes extérieure pour la prière et donne eds cours d'arabe.
Abdelatif Belkadi, membre d'un collectif qui s'est immédiatement créé après la fermeture de la salle déclare : "Nous sommes très surpris et très choqués. On invoque des raisons de sécurité, mais c'est un prétexte pour fermer ce lieu de prière qui existe depuis trente ans. De plus, le règlement intérieur permet la pratique religieuse".
Jean-François Homassel (Citoyens Antony Verts) conseiller municipal à la mairie d'Antony affirme : "Il n'y a eu aucune concertation, tout ce que l'on fait c'est supprimer un lieu qui créé du lien social, avec le risque de faciliter un islam des caves".
Dalil Boubaker ( président du Conseil français du culte musulman) est intervenu dans cette affaire et a déclaré : "Je plaide pour qu'on essaie de considérer davantage comme une aspiration culturelle que religieuse les désirs de ces étudiants, dont certains viennent de l'étranger".
Le vendredi 04 janvier 2008 entre 150 et 200 musulmans ont prié dehors pour protester contre la fermeture de la salle de prière. Abdelatif Belkadi, un chercheur en linguistique, a déclaré, dans un discours qui a fait office de prêche : "Cette salle existait depuis 30 ans, est-ce que quelqu'un s'en était déjà plaint? Jamais!".
Dans un article de Libération on apprend que désormais les fidèles vont prier dans les couloirs et un responsable du collectif y parle "d'intégrisme laïque". Avant les vacances une lettre avait été envoyé annonçant la nécessité des travaux.
Dans un article de l'EXPRESS nous apprend qu'une dizaine de mosquée dans des cités universitaires ont été fermées depuis 2001.Jean-Pierre Guyet, directeur adjoint du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (Cnous) affirme : « Nous avons cru bien faire (en acceptant la mosquée) et nous n’en sommes pas fiers, mais l’administration a aussi le droit de rectifier ses fautes. ».
« Nicolas Sarkozy a dit qu’on pouvait prier où l’on voulait », ont déclaré des partisans de la mosquée.
La tension est électrique des petites affiches apparaissent pour s'opposer à la fermeture du lieu de culte.
Pour La Libre Pensée cette mosquée n'avait pas lieu d'être. Dans un communiqué du 20 férvrier 2008 l'organisation laïque fait état de troubles :
<<Les occupants sans titre ont vigoureusement protesté. Ils conduisent des actions de nature à troubler la tranquillité des résidents et l’ordre public dans l’enceinte de la RUA. Ils n’hésitent pas à proférer des menaces envers certains agents et militants laïques. Une plainte a dû être déposée auprès du commissaire de police. Ces agissements sont intolérables et prouvent que toute atteinte à la laïcité constitue une menace à la paix civile.>>
CONSEIL D'ETAT
Le collectif d'étudiants musulmans de la résidence universitaire d'Antony (Hauts-de-Seine) a saisi vendredi (25/04/2008) le Conseil d'Etat afin d'obtenir un lieu de prière, en attendant que le Crous ne prenne une décision quant à leur salle, fermée depuis le 2 janvier.
Me Hosni Maati, avocat des étudiants fait les déclarations suivantes :
"Cela fait quatre mois que les étudiants attendent. Ils ont misé sur le dialogue, et sont même prêts à discuter sur le principe de la laïcité".
"Mais ils vivent en ce moment une période difficile, il y a de la part des autorités une volonté d'intimidation. Il y a là atteinte à la dignité".
Le 6 mai, le juge des référés du Conseil d’Etat rejette le recours du président de l’association culturelle musulmane d’Antony « René Guénon » contre la décision du CROUS de Versailles de fermer une salle polyvalente de la résidence universitaire d’Antony utilisée comme lieu de réunion et de prière par les étudiants musulmans.
Le cas de cette salle de prière bénéficie d'un flou ou vide juridique. Le Conseil d'Etat a fait un communiqué dont voici un extrait :
<<Constatant l’absence de disposition législative ou réglementaire encadrant la pratique des cultes dans les résidences universitaires, le juge des référés du Conseil d’Etat a rappelé les principes qui devaient s’appliquer en la matière. D’une manière générale, il appartient aux CROUS d’assurer la gestion des bâtiments dont ils ont la charge de manière à procurer aux étudiants des conditions de vie et de travail adaptées aux besoins de leurs études. Il leur incombe en particulier de concilier les exigences de l’ordre et de la sécurité dans ces bâtiments avec l’exercice par les étudiants des droits et libertés qui leur sont garantis. Les CROUS doivent ainsi trouver un équilibre entre, d’une part, les impératifs d’ordre public, de neutralité du service public et de bonne gestion des locaux et, d’autre part, le droit de chaque étudiant à pratiquer la religion de son choix, de manière individuelle ou collective et dans le respect de la liberté d’autrui.
En l’espèce, le juge des référés a constaté que les conditions dans lesquelles la salle polyvalente de la résidence universitaire d’Antony était utilisée n’étaient pas satisfaisantes : d’une part, elles ne permettaient pas de s’assurer que seuls des étudiants de cette cité universitaire en avaient régulièrement l’usage ; d’autre part, elles ne garantissaient pas davantage à l’administration les moyens de veiller à sa sécurité. En outre, il a relevé que, notamment lors de l’audience publique qui s’est tenue devant lui, le CROUS s’était dit prêt à examiner avec les représentants de l’association culturelle musulmane « René Guénon » les conditions dans lesquelles cette association pourrait disposer à l’avenir de locaux lui permettant de réunir des étudiants de la résidence universitaire d’Antony dans le respect des exigences de sécurité, afin qu’ils exercent les activités que cette association a pour objet d’organiser, au nombre desquelles figure la pratique de prières en commun. Dans ces conditions, la décision de fermeture contestée ne pouvait être regardée comme portant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, qu’il y aurait eu urgence à faire cesser. >>.
Sources : AFP/La Libre pensée/Conseil d'Etat
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