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Dimanche 11 mai 2008
Amal Maamlaji était professeur à l’université al-Mansour de Bagdad lorsque les Américains ont envahi l’Irak en 2003. Née dans la ville sainte chiite de Kerbala, elle a passé de nombreuses années à l’étranger. Elle s’est vite engagée dans la défense des droits de l’Homme, plus spécifiquement ceux de la femme, à Bagdad.

Selon le témoignage de son mari Athir Haddad, Mme Maamlaji n’a jamais cru qu’elle pourrait être attaquée pour ses opinions. "Elle disait toujours : ‘je suis une nationaliste, pas une politicienne, personne n’en voudra à ma vie’", témoigne-t-il à FRANCE 24 lors d’une interview au téléphone depuis Bagdad. En 2004, Mme Maamlaji, qui venait de commencer un travail au ministère des Affaires locales et des travaux publics, a été victime d’une embuscade dans des embouteillages. "Cent soixante balles ont été retrouvées dans son véhicule", raconte Haddad. "Vous pouvez imaginer le massacre."

Selon son mari, la police a vite bouclé l’affaire. Quand Haddad a tenté d’enquêter sur sa mort, la police l’a “menacé”, soutient-il. "Ils m’ont conseillé de ‘me la fermer’". Encore aujourd’hui, M. Haddad admet craindre pour sa vie. Il explique que Mme Maamlaji avait critiqué le fondamentalisme islamique au cours d’entretiens accordés à la presse.

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par laiciste publié dans : ACTU RELIGION
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