Samedi 16 février 2008
L'actualité des islamistes au Pakistan est si dense qu'il est impossible de rapporter tout les faits. Un article nous donne une idée du chaos qui règne dans les environs de Peshawar. Intizar, un marchand de légumes fait ces déclarations : "Des deux côtés, les talibans
et l'armée, ce sont des musulmans qui se tuent". "Et nous, nous ne pouvons plus bouger de peur des attentats-suicides ou des
bombes".
Quotidiennement il y a des tirs de roquettes , des grenades, des attentats-suicides, d'assassinats ou d'enlèvements.
Kamran Arif, un avocat membre de la Commission indépendante des droits de l'homme affirme : "Les gens savent la police incapable de les protéger. Ils n'ont pas le choix devant les menaces de faire sauter leur magasin ou leur maison", "Peu de personnes reconnaissent publiquement qu'elles cèdent aux menaces, ce n'est pas dans la culture pachtoune de céder à la peur", dit-il. "Mais les gens sont d'autant plus impuissants qu'ils ont des doutes sur la position du gouvernement".
Karam Arif précise : "Beaucoup (pachtouns) ont de la sympathie pour les talibans pachtouns, car ils donnent une couleur ethnique à cette lutte, accusant les Pendjabis (majorité dans l'armée) de pousser des Pachtouns contre d'autres Pachtouns"
Pour des responsables du Parti national Awami (ANP) et de la Jamaat Islami c'est le président Musharraf qui a crée cette situation.
Aftab Khan Sherpao, ancien ministre de l'intérieur du régime Musharraf, déclare : "Nous n'avons pas su contrer leur propagande, affirmant qu'ils menaient une guerre sainte. Le soldat qui combat des musulmans pakistanais ne sait plus qui est son ennemi", dit-il en regrettant qu'aucun leader religieux ne s'élève contre les attentats-suicides. " Il n'y a pas de doute que les policiers ont peur, les combattants sont mieux équipés qu'eux. Comment attendre d'un policier qui gagne 100 dollars par mois qu'il donne sa vie ?".
Quotidiennement il y a des tirs de roquettes , des grenades, des attentats-suicides, d'assassinats ou d'enlèvements.
Kamran Arif, un avocat membre de la Commission indépendante des droits de l'homme affirme : "Les gens savent la police incapable de les protéger. Ils n'ont pas le choix devant les menaces de faire sauter leur magasin ou leur maison", "Peu de personnes reconnaissent publiquement qu'elles cèdent aux menaces, ce n'est pas dans la culture pachtoune de céder à la peur", dit-il. "Mais les gens sont d'autant plus impuissants qu'ils ont des doutes sur la position du gouvernement".
Karam Arif précise : "Beaucoup (pachtouns) ont de la sympathie pour les talibans pachtouns, car ils donnent une couleur ethnique à cette lutte, accusant les Pendjabis (majorité dans l'armée) de pousser des Pachtouns contre d'autres Pachtouns"
Pour des responsables du Parti national Awami (ANP) et de la Jamaat Islami c'est le président Musharraf qui a crée cette situation.
Aftab Khan Sherpao, ancien ministre de l'intérieur du régime Musharraf, déclare : "Nous n'avons pas su contrer leur propagande, affirmant qu'ils menaient une guerre sainte. Le soldat qui combat des musulmans pakistanais ne sait plus qui est son ennemi", dit-il en regrettant qu'aucun leader religieux ne s'élève contre les attentats-suicides. " Il n'y a pas de doute que les policiers ont peur, les combattants sont mieux équipés qu'eux. Comment attendre d'un policier qui gagne 100 dollars par mois qu'il donne sa vie ?".
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