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Mercredi 16 juillet 2008

L’affaire est pliée. Rendue publique par les dirigeants de l’entreprise Goodyear d’Amiens (Somme), la lettre de la CGT dénonçant l’accord sur les 4 x 8 est arrivée hier matin sur le bureau du directeur. Signée par les deux délégués syndicaux CGT de l’usine de pneumatiques, elle rend caduc le texte paraphé par les deux syndicats minoritaires CFTC et CGC. Un droit d’opposition valable depuis la loi Fillon de 2004, qui autorise le ou les syndicats majoritaires à s’opposer à un accord, dans un délai d’une semaine, si celui-ci a été signé par des organisations minoritaires.

Menace. Fini donc le projet de 4x8, et place au plan social dont menaçait la direction depuis plusieurs mois. Près de 400 emplois devraient ainsi disparaître à la rentrée, conséquence d’une réduction de 38 % de la production et de la remise au placard d’un investissement de 52 millions d’euros. Pire, ajoute la direction, ce refus «pourrait compromettre, à moyen terme, l’activité pneumatiques tourisme sur Amiens Nord et ses 1 000 emplois». Et d’accuser : «La CGT n’écoute ni ne respecte ceux qui majoritairement s’étaient […] démocratiquement prononcés le 27 juin en faveur de l’application de cette nouvelle organisation du travail.» Un second référendum sur les 4 x 8 avait été remporté par la direction à 72 % (après un premier échec à l’automne 2007), «mais grâce aux voix des gens non concernés par le projet de réorganisation», précisent la CFDT et la CGT.suite

De toute façon avec un pays aux frontières ouvertes, Goodyear peut aller où elle veut pour produire. Les salariés dans ces conditions n'ont plus d'autre choix que de renoncer à une bonne partie de leurs conditions sociales. Triste constat et amère réalité pour les salariés qui ont voulu résister qui sont injustement accusés d'avoir provoqué ce plan social.

par laiciste publié dans : ACTU DIVERS
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