Mercredi 30 avril 2008
En février 2008, le contrôleur de l'Etat publiait un rapport édifiant sur l'état des réseaux scolaires privés, tant dans le secteur juif que dans
les secteurs arabe et druze. Le document, élaboré par Micha Lindenstrauss, se fonde entre autres sur des enquêtes menées dans plusieurs centaines d'établissements scolaires des villes et des
quartiers ultra-orthodoxes du nord au sud d'Israël. Le portrait ainsi tracé par le contrôleur est parfaitement inimaginable pour un Etat comme le nôtre. Il témoigne pourtant de la sordide réalité
de l'abandon et du délabrement des institutions scolaires religieuses du réseau privé [il existe deux autres réseaux religieux : l'un public, l'autre nationaliste religieux mais subventionné par
l'Etat].
Micha Lindenstrauss relève que, sur les 66 établissements scolaires visités dans la seule municipalité de Bnei Brak [banlieue ultra-orthodoxe de Tel-Aviv], 21 dispensent leurs cours dans des structures mobiles de plus de 15 ans. La quasi-totalité de ces structures, dont la majorité sont construites avec des matériaux toxiques et inflammables, sont délabrées et inhabitables. Dans une école, 60 enfants de maternelle s'entassent dans seulement deux classes, celle réservée à l'enseignement spécial étant aménagée dans la carcasse d'un autobus, sans fenêtres et sans aération. Dans un autre établissement scolaire de Bnei Brak, 420 élèves suivent les cours dans les conteneurs et les wagons d'un ancien train de marchandises, également sans fenêtres et sans issue de secours. La conclusion du rapport est sans appel. La quasi-totalité des bâtiments scolaires de Bnei Brak ne répondent à aucune norme minimale de sécurité, et ils sont le plus souvent inhabitables. La municipalité de Bnei Brak, dirigée par Issachar Frankenthal [du parti ultra-orthodoxe ashkénaze Agoudat Israël], décline toute responsabilité et refuse de réagir au rapport de Lindenstrauss. Outre Bnei Brak, le contrôleur de l'Etat a étudié les établissements privés de deux autres agglomérations majoritairement peuplées de haredim [ultra-orthodoxes] : Elad et Modiin Illit [à l'ouest de Jérusalem]. En tout, ce sont 692 établissements scolaires qui ont été visités. suite
Micha Lindenstrauss relève que, sur les 66 établissements scolaires visités dans la seule municipalité de Bnei Brak [banlieue ultra-orthodoxe de Tel-Aviv], 21 dispensent leurs cours dans des structures mobiles de plus de 15 ans. La quasi-totalité de ces structures, dont la majorité sont construites avec des matériaux toxiques et inflammables, sont délabrées et inhabitables. Dans une école, 60 enfants de maternelle s'entassent dans seulement deux classes, celle réservée à l'enseignement spécial étant aménagée dans la carcasse d'un autobus, sans fenêtres et sans aération. Dans un autre établissement scolaire de Bnei Brak, 420 élèves suivent les cours dans les conteneurs et les wagons d'un ancien train de marchandises, également sans fenêtres et sans issue de secours. La conclusion du rapport est sans appel. La quasi-totalité des bâtiments scolaires de Bnei Brak ne répondent à aucune norme minimale de sécurité, et ils sont le plus souvent inhabitables. La municipalité de Bnei Brak, dirigée par Issachar Frankenthal [du parti ultra-orthodoxe ashkénaze Agoudat Israël], décline toute responsabilité et refuse de réagir au rapport de Lindenstrauss. Outre Bnei Brak, le contrôleur de l'Etat a étudié les établissements privés de deux autres agglomérations majoritairement peuplées de haredim [ultra-orthodoxes] : Elad et Modiin Illit [à l'ouest de Jérusalem]. En tout, ce sont 692 établissements scolaires qui ont été visités. suite
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