Le droit à critiquer une religion "doit exister et être protégé", a répondu Tariq Ramadan sur nouvelobs.com. "Les religions et les fidèles de ces religions doivent l'accepter et vivre avec. Le problème n'est pas la critique, mais parfois les façons de mener ces critiques et les limites que l'on devrait respecter. Il faut éviter le racisme, et parfois la vulgarité. Encore une fois, on a le droit, ce n'est pas illégal, d´être vulgaire et grossier... Ce n'est pas forcement intelligent et productif."
Voilà ce que dis T.Ramadan sur le procès, sur la démarche de Boubaker et compagnie il dit:
"On peut être d'accord ou non avec le procès, mais c'est un acte de citoyen qui dénonce ce qu'il considère être un acte confinant au racisme. Je ne suis pas d´accord, mais je reconnais le bien fonde légal de la démarche".
Source : Nouvel obs
Ainsi donc il nous manquerais des limites à la critique d'un dogme, par ailleurs il se décalre contre le blasphème autant dire que la position est ambigue et contradictoire. Mais c'est un peu la mode du moment il n'est pas le seul à faire le grand écart, Vincent Peillon à très bien répondu dans l'émission "mots croisés" sur Redeker en expliquant la distinction entre opinions et personnes. Souvent les intégristes dans ces affaires ne parlent pas de blasphème mais d'éthique, pour eux dans le droit ce défaut serait la source du problème, c'est une étape ou une façon déguisée qui à terme mène au rétablissement du blasphème.
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