INFORMATIONS

Mercredi 19 mars 2008
Halim Akli nous rapporte cette nouvelle :

La condamnation confirme l'option de violence
qui sied à la nature du régime.
 
La condamnation arbitraire de Omar Belhouchet et de chawki Amari ne fait que confirmer, une fois de plus, l'option de violence qui sied à la nature du régime. Elle est d'autant plus inquiétante que cela se produise au moment où un coup d'Etat constitutionnel se manigance en haut lieu pour instaurer une présidence à vie synonyme de retour sans escales dans une époque qu'on avait cru, à tort, révolue. Une amie de la sphère nord de la planète à qui je venais de transmettre l'information révoltante de cette condamnation abusive m'a tout de suite répliqué avec une telle indignation en me disant ceci : " 
 
« Ici, avec un article comme celui-ci, avec une légère tendance diffamatoire, et encore...au pire, le journal remercie de ses services le journaliste ou décide de le défendre et paye pour lui...si le fonctionnaire gagne son procès.
 
Mais justement dans un cas comme celui-ci, on enverrait le fonctionnaire en prison!!!
 
Vraiment, vous vivez dans une dictature en Algérie… Solidarité ».
 
La solidarité envers les deux victimes doit non seulement s’exprimer sous toutes les formes mais surtout, il serait nécessaire de reformuler le souhait que cela puisse être l’élément déclencheur d’un large rassemblement républicain qui s’inscrira dans la durée dont la finalité sera l’abolition de tout le système politique algérien avec tous ses clans et tous ses hommes et l’ouverture d’une nouvelle ère démocratique avec des hommes et des femmes venant de tous les secteurs d’activités, structurés ou pas dans les partis d’oppositions républicains, dans les syndicats autonomes, …etc. Dans le cas contraire, ces soubresauts conjoncturels ne seraient qu’une énième émanation d’une nature foncièrement réactionnaire qui a, jusque là, fait de nous des automates qui ne réagissent qu’aux stimuli de nos dictateurs qui s’en servent volontiers pour s’offrir l’alibi d’une « liberté d’expression » complètement bâillonnée. 
 
Halim AKLI

Voici la chronique de Chawki Amari qui a fait l'objet d'une plainte du wali de Jijel et qui a valu une condamnation de deux ans à l'auteur et à son directeur Omar Belhouchet.
 

Un wali est un fonctionnaire (commis de l'État) responsable d'une wilaya (mot arabe désignant un département administratif).
 
L'affaire est d'actualité, la chronique a été publié le 17 juin 2006. Les lourdes peines ont été prononcées le 04 mars 2008 contre le chroniqueur, Chawki Amari, et son directeur de publication, Omar Belhouchet.
 
 
Un bel été à Jijel
 
Du nouveau dans la caste des intouchables. Après le wali de Blida, au Centre, celui d’El Tarf, au bout, est sous les projecteurs de la justice et sous toute réserve, indique qu’une petite lessive est en train d’être mise en marche pour laver ce corps aux grosses tâches des représentants régionaux de l’Etat. Dans ce scénario, le prochain wali à être sur la liste semble être celui de Jijel. Accusé de tous les maux, dilapidation des deniers publics, attributions de marchés douteux et détournement de budgets communaux, dans ces califats qui caractérisent les régions éloignées des centres de décision, il aurait même été, détail marquant, jusqu’à offrir un 4X4 de la wilaya à sa maîtresse. Trompe-t-on l’Etat quand on trompe sa femme ? Pas forcément. Mais quand les maîtresses de walis roulent dans les 4X4 de l’Etat à l’heure où la plus petite voiture de base coûte encore 4 ans de salaire de base, il y a de quoi monter au maquis. Pas celui de Jijel, mais celui du combat contre l’impunité des fonctionnaires désignés de l’Etat. L’ère féodale des walis, qui après avoir ruiné des wilayas sont souvent mutés dans d’autres wilayas pour faire la même chose, a touché sa limite de l’acceptable. Pas de faux espoirs pourtant, puisque les questions restent entières. Qui nomme les walis ? Celui qui les limoge. Qui limoge les walis ? Celui qui les nomme. Qui déclenche des enquêtes sur eux ? Le contre-pouvoir judiciaire et policier étant ce qu’il est, c’est-à-dire un simple soldat du pouvoir exécutif, le mystère est aussi obscur que la question de l’origine du monde ; est-ce le système qui a créé la corruption ou la corruption qui a fabriqué le système ? Est-ce le président qui nomme les walis ou les walis qui sont imposés au président ? Répondre à cette question de fonctionnement est déjà comprendre pourquoi ne fonctionne pas le pays le plus riche de sa région.
 
Chawki Amari
par laiciste publié dans : ACTU RELIGION
ajouter un commentaire commentaires (0)   
 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus