Voici un article d'un lecteur proposant une autre vision de la carte scolaire:
Le 11 septembre 2006
Permettez-moi de vous souffler une idée relative à la carte scolaire qui agite tellement les esprits, actuellement :
Il est vrai qu’elle incarne une criante injustice sociale. Les enfants des quartiers dits injustement ou non « à problèmes », sont maintenus dans les écoles de ces quartiers, alors que ceux de familles dites « favorisées », se retrouvent entre eux eux aussi, aux centres des villes. Où est la fonction d’intégration sociale, ethnique, dans ce système ? Apartheid scolaire et social conviendrait mieux…
Et le malaise des « quartiers » a généré et génèrera encore ce que nous avons vu . Qui disait que nous avons décolonisé à l’extérieur, et qu’il ne nous reste plus qu’à décoloniser chez nous, maintenant ?
Une solution à laquelle j’ai souvent pensé, pourrait être la création d’une autre carte véritablement scolaire, celle-là, qui au niveau d’une commune, d’un arrondissement par exemple, assignerait à chaque établissement élémentaire, l’enseignement d’un seul niveau ou cycle, dès la maternelle. Ce qui amènerait des enfants d’origines différentes, mais occupant un même périmètre urbain, à se côtoyer, se connaître, avant d’être contaminés par les préjugés d’adultes sur la couleur, l’origine, le statut social des uns ou des autres… D’ailleurs, cela est déjà couramment pratiqué à l’échelle de villages peu distants les uns des autres, dont les écoles se partagent les niveaux, en pratiquant le transport des enfants par autobus municipaux .
Je vois bien la difficulté d’une telle réforme, fuites vers le « privé », réactions locales … Le chemin serait long, sans doute, il le sera de toute façon, tant nous avons tardé à l'entreprendre, mais on pourrait peut-être l’expérimenter dans un périmètre urbain volontaire, intéressé à la chose, avec des enseignants motivés, et en examiner à terme les résultats…
Sincèrement, je ne vois pas d’autre solution, pour le moment, à ce mal qui ronge notre société, la prive de tant de talents potentiels, de l’approche normale d’autres cultures si nécessaires à la mondialisation des esprits : amener dès le départ, des enfants et des parents sur ce territoire à se connaître, s’apprécier, échanger, par delà les injustices inévitables d’une société libérale ou non
Merci de m’avoir lu, et bien à vous.
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