Samedi 3 mai 2008
Les soldats canadiens tentent une nouvelle approche plus souple dans certains villages noyautés par les insurgés à Kandahar. Les militaires, aux
prises avec des violences soutenues dans le Sud afghan, souhaitent ouvrir le dialogue avec des talibans locaux modérés afin de rétablir la sécurité dans les districts les plus dangereux.
Les ministres du gouvernement Harper ont toutefois refusé d'expliquer ce virage radical hier, soutenant au contraire que cette nouvelle approche n'existe pas et que la politique canadienne de «non-négociation» avec les talibans n'a pas changé. Les médias sur place ont pourtant documenté les actions entreprises par les militaires canadiens et cité des porte-parole qui confirment cette information. Visiblement, Ottawa craint de froisser une nouvelle fois le gouvernement afghan, officiellement responsable des négociations avec les talibans. Il est vrai que cette stratégie est officieuse et qu'elle est volontairement mise en oeuvre de façon très discrète sur le terrain à Kandahar. Certains membres de l'Équipe provinciale de reconstruction (EPR), une unité civile et militaire qui s'occupe des projets de développement du Canada dans cette province, y ont recours. Les soldats canadiens demandent à des sages (chefs de tribu) dans certains villages de transmettre un message bien précis aux talibans locaux, à savoir que s'ils veulent discuter d'un rôle plus positif à jouer dans leur communauté, il existe une ouverture. suite
Les ministres du gouvernement Harper ont toutefois refusé d'expliquer ce virage radical hier, soutenant au contraire que cette nouvelle approche n'existe pas et que la politique canadienne de «non-négociation» avec les talibans n'a pas changé. Les médias sur place ont pourtant documenté les actions entreprises par les militaires canadiens et cité des porte-parole qui confirment cette information. Visiblement, Ottawa craint de froisser une nouvelle fois le gouvernement afghan, officiellement responsable des négociations avec les talibans. Il est vrai que cette stratégie est officieuse et qu'elle est volontairement mise en oeuvre de façon très discrète sur le terrain à Kandahar. Certains membres de l'Équipe provinciale de reconstruction (EPR), une unité civile et militaire qui s'occupe des projets de développement du Canada dans cette province, y ont recours. Les soldats canadiens demandent à des sages (chefs de tribu) dans certains villages de transmettre un message bien précis aux talibans locaux, à savoir que s'ils veulent discuter d'un rôle plus positif à jouer dans leur communauté, il existe une ouverture. suite
Derniers Commentaires