Lundi 31 décembre 2007
Pour ceux qui s'imaginent que Bénazir Bhutto est une progressiste dans le monde musulman, voici un extrait du journal Le Monde. Ce genre de nouvelle permet de relativiser le combat contre le terrorisme ou une sois
disant laïcité qui existerait dans le monde islamique :
<<Même le père de Benazir Bhutto, le "progressiste" Zulficar Ali Bhutto, qui présida aux destinées du Pakistan dans les années 1970, tomba dans le travers. Il exalta le "socialisme islamique", s'investit avec énergie dans l'Organisation de la conférence islamique (OCI), ostracisa la secte des ahmadis en les déclarant apostats, pour finir par proclamer la charia loi du pays. Son successeur, le général putschiste Zia-ul-Haq, qui le fit pendre en 1979, continua dans la même veine. Il rendit obligatoire la zakat - l'aumône musulmane - et parraina l'expansion foudroyante des madrassas, ces écoles religieuses qui devinrent plus tard des pépinières d'islamistes radicaux. A court terme, ces concessions pouvaient se justifier par la nécessité d'intégrer des partis religieux dans le jeu institutionnel, afin de les neutraliser. Mais, à plus long terme, c'est le contraire qui s'est produit : l'islamisation, validée au plus haut niveau, a gagné les institutions et les esprits. Et ce dans un contexte géostratégique où l'armée pakistanaise couvait de sa sollicitude des groupes djihadistes envoyés comme "chair à canon" au Cachemire - pomme de discorde avec l'Inde rivale - et en Afghanistan.>>
Au passage on remarque où mène une adhésion à l'OCI. Le socialisme qui définit l'homme en fonction de sa classe sociale est travesti par un pseudo "socialisme islamique" où le croyant est plus considéré que le travailleur.
<<Même le père de Benazir Bhutto, le "progressiste" Zulficar Ali Bhutto, qui présida aux destinées du Pakistan dans les années 1970, tomba dans le travers. Il exalta le "socialisme islamique", s'investit avec énergie dans l'Organisation de la conférence islamique (OCI), ostracisa la secte des ahmadis en les déclarant apostats, pour finir par proclamer la charia loi du pays. Son successeur, le général putschiste Zia-ul-Haq, qui le fit pendre en 1979, continua dans la même veine. Il rendit obligatoire la zakat - l'aumône musulmane - et parraina l'expansion foudroyante des madrassas, ces écoles religieuses qui devinrent plus tard des pépinières d'islamistes radicaux. A court terme, ces concessions pouvaient se justifier par la nécessité d'intégrer des partis religieux dans le jeu institutionnel, afin de les neutraliser. Mais, à plus long terme, c'est le contraire qui s'est produit : l'islamisation, validée au plus haut niveau, a gagné les institutions et les esprits. Et ce dans un contexte géostratégique où l'armée pakistanaise couvait de sa sollicitude des groupes djihadistes envoyés comme "chair à canon" au Cachemire - pomme de discorde avec l'Inde rivale - et en Afghanistan.>>
Au passage on remarque où mène une adhésion à l'OCI. Le socialisme qui définit l'homme en fonction de sa classe sociale est travesti par un pseudo "socialisme islamique" où le croyant est plus considéré que le travailleur.
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