Robert Redeker professeur de philosophie, menacé de mort et placé sous protection après la publication le 19 septembre d'une tribune dans Le Figaro sur l'islam, était toujours absent jeudi de son lycée à Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne).
"Je ne vois plus Robert Redeker depuis le lendemain de la parution de son article dans Le Figaro le 19 septembre", a indiqué à la presse le proviseur du lycée, Pierre Donnadieu, qui est régulièrement en contact avec lui pour assurer le lien pédagogique avec son remplaçant.
Selon le proviseur, M. Redeker a reçu des "menaces de mort écrites, sous forme de mails" le jour même de la publication de son article. "A l'évidence, c'était relativement grave", a-t-il poursuivi.
Face à ces menaces, la direction a renforcé le plan vigipirate et filtre les colis ainsi que les lettres adressés à M. Redeker. Elle a également tenu vendredi à informer les 1.500 élèves et 130 enseignants de cet établissement pour calmer les tensions.
Le 20 septembre sur la chaîne al-Jazira, Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi a profité de son immense audience pour désigner le philosophe Robert Redeker comme l'islamophobe du moment. Ce n'est pas rien lorsqu'on connaît l'influence du cheikh et l'extrême susceptibilité de certains de ses auditeurs. En cause, un article paru dans Le Figaro sous le titre "face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?".
Source : AFP ProChoix
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