INFORMATIONS

Jeudi 5 juillet 2007
Dans presque tout les débats la cause du terrorisme la plus souvent admise est la misère pourtant beaucoup ne sont pas des miséreux et le terrorisme ne touche pas que des pays pauvres (Irlande, Corse, Pays basques etc...). Dans un article du Wall Street Journal David Wessel remet en cause cette hypothèse à laquelle Bush a souscrite après le 11 septembre en affirmant "Nous luttons contre la misère parce que l'espoir est une réponse au terrorisme." .
Les attentats de Londres en 2005 et 2007 montrent des gens formés, éduqués et intégrés tout comme dans les années 90 la Djazzara le mouvement islamonationaliste algérien comprenait des scientifiques de bon niveaux d'étude. Anouar Haddad par exemple est l'un de leurs membre , il vit au Etats-Unis (c'était le cas en 2006) et n'hésitait pas à menacer la France ou l'Algérie à chaque occasion.
La cause de la misère séduit beaucoup de monde et permet de donner à la lutte contre le terrorisme une morale qui se veut saine et noble. Si dans un pays vous avez 60% de terroristes pauvres et que le pays comporte 65% de pauvres vous ne pouvez pas établir une causalité solide.

L'article du Wall Street Journal met en avance des études.

-148 kamikazes palestiniens avaient une niveau d'étude supérieur à la moyenne de la population, c'est aussi le cas pour 128 martyrs du hezbollah.

-Le Moyen-Orient ne fait pas évoluer sa tension en fonction de la situation économique.

-Des sondages effectués au Maroc, en Jordanie au Pakistan et en Turquie montrent que ce sont les personnes les mieux éduquées qui considèerent les attentats contre les occidentaux comme justifiés en Irak. Une étude dans la population palestinienne ne montre pas un moins grand soutien au terrorisme en fonction des classes sociales.

L'article précise que ces études ne sont pas forcément parfaites et se termine par une hypothèse d'Alan Krueger "Quand les moyens de protestation non violents sont limités, conclut-il, les mécontents semblent recourir plus volontiers à des tactiques terroristes." .

Le terrorisme est souvent plus identitaire que social, en tout cas le terrorisme politique. Dans le cas de l'Islam quand vous bourrez la tête d'une personne en lui disant que le monde se divise en musulman et non-musulman, que la charia doit prévaloir, qu'une femme non voilée est de la viande à l'air (Hilali Australie), que la ploygamie est licite etc... Même si vous lui dites que la violence est illicite il y aura un si grand décalage entre ses valeurs et celle de la société dans laquelle il vit que le ressentiment sera très fort, si en plus en tournat une page il voit Djihad alors c'est une bombe à retardement. A cela s'ajoute une crise de transition religieuse favorisée par la mondialisation.
Maintenant tous les musulmans ne suivent pas le Coran à la lettre, tous n'ont pas le crâne endoctriné. L'activisme n'est pas forcément révélateur de ce que vivent la plupart des personnes. Mais l'activisme est puissant et il suffit de quelques centaines de personnes pour qu'un gouvernement accomode les islamistes.
Concernant les autres terrorismes politiques il s'agit souvent de crises identitaires régionnalistes ou nationales en transition. Parfois des différences de structures familales épouse les limtes de ces conflits avec des endogamies opposées à des familles plûtot exogames.



par laiciste publié dans : ACTU RELIGION
ajouter un commentaire commentaires (0)   
 
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus