Cette poussée de l’islam au campus est l’œuvre d’étudiants regroupés en «Dahiras», qui organisent des séances dédiées à leur khalife, le guide spirituel.
Il est 21 heures, une vingtaine de jeunes vêtus pour la plupart de «kaftans» reprennent en chœur des chants religieux «Allah la illah». Juste à côté, d’autres, assis sur des nattes ou à même le sol, égrennent les perles de leurs chapelets. On n’est pas à Touba, ni à Tivaouane, encore moins dans une mosquée, mais dans le hall du pavillon A.
En effet, de plus en plus de jeunes étudiants pratiquent publiquement l’Islam de manière ostentatoire dans leur façon d’être, de penser et
d’agir.
A l’image de ces deux jeunes, tous les étudiants laïcs musulmans et chrétiens interviewés ont dénoncé cette offensive de l’islam confrérique et de l’islam intégriste dans l’espace
universitaire.
Ousmane Diallo, un étudiant en géographie : "La majeure partie des étudiants habitant le rez-de-chaussée sont contre ces pratiques, mais des actions n’ont jamais été menées pour alerter les autorités universitaires ".
Il pense que les gens ont peur d’éventuelles représailles de ces fidèles qui, selon lui, ne sont pas tous des étudiants. Joseph, de son côté, considère que c’est un sujet sensible : " Si les étudiants musulmans en particulier ne réagissent pas, c’est parce qu’ils craignent que l’on doute de leur foi ".
Aujourd’hui deux camps s’opposent au campus social de l’UCAD, d’une part ceux qui veulent imposer l’islam dans le campus et, d’autre part,
ceux qui défendent la laïcité de l’espace universitaire
Source : IQNA
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